Alabama Monroe, de Johan Heldenbergh

Amour. Religion. Science. Maladie. Musique. Alabama Monroe est de ces films simples et chargés de sens. Avec ses plans décousus, le réalisateur Felix Van Groeningen plonge le spectateur dans la campagne danoise où se croise la country et le rêve américain. Dans cette histoire touchante et dramatique, le recul est impératif, au risque de chuter de très haut.

Tout démarre avec une passion. Entre deux êtres que tout oppose, et que la musique rapproche. Et puis vient Maybelle. Cette petite fillette de sept ans qui voit sa vie se consummer devant ses yeux sans qu’elle ne puisse comprendre. Rien n’est laissé au hasard. Même les oiseaux noirs qui se heurtent contre la “terranda” (mi-terrasse, mi-véranda) comme la maladie se heurte au bonheur sans faille des trois personnages.

Et puis vient la mort, le deuil, la haine, l’injustice. Le désespoir. Celui qui avorte les parents sans négociation possible.
Le terrifiant et dramatique Alabama Monroe est loin d’être un simple spectacle de souffrance, il s’inscrit dans un écrin de beauté. Avec poésie et sincérité, il montre le dessein d’un homme et d’une femme qui s’aiment et qui vont tenter de trouver des solutions à la perte d’un enfant. Croire à l’au delà, en vouloir à la terre entière, tout remettre en cause… La fin de l’oeuvre signe l’apothéose: chagrin psychédélique et souvenirs heureux s’entremêlent, l’image devient orangée. Tout déraille, tout s’évapore avec douceur et volupté.


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