« Madame Butterfly », de Giacomo Puccini / Robert Wilson @ Opéra Bastille

La troupe de "Madame Butterfly"

La troupe de « Madame Butterfly »

Cent ans après sa création, « Madame Butterfly » renaît à l’Opéra Bastille sous la direction de Robert -aka Bob- Wilson. Le célèbre opéra de Giacomo Puccini prend ses quartiers dans l’Institution grise du 11e arrondissement à partir du 14 février. C’est en cette Saint-Valentin 2014 que les amoureux et les non-amoureux pourront assister à …l’amour déchu de Cio-Cio San, alias Miss Butterfly. La jeune femme tombe éperdument amoureuse de Pinkerton, l’homme avec lequel elle s’est mariée. L’américain rentre sur son continent en faisant la promesse de revenir un jour la voir. Hélas, Miss Butterfly attend durant trois années avant de voir Pinkerton à nouveau. Elle a alors eu un enfant de lui. Mais, l’élu de son coeur n’arrive pas seul. Il s’est remarié.

Amour, amour toujours
Pour un grand classique comme Madame Butterfly, spoiler n’est pas un crime. Tout le monde connait la fin avant même de savoir le début. Mais la magie de la pièce opère comme au premier jour : quand Pinkerton fait son apparition avec sa nouvelle épouse, chaque spectateur pousse un soupir  s’apparentant à un cri d’effroi. Oui, car l’opéra « Madame Butterfly », c’est sensiblement l’histoire d’un « connard » qui brise le cœur d’une pauvre petite geisha. Au delà de ça, c’est une épopée à l’eau de rose à base de « je t’aime donc je me tue », comme Shakespeare l’a déjà expérimentée. Giacomo Puccini emprunte le genre, mais à l’italienne.

Un modernisme subtil et raffiné
Un siècle est passé, les théâtres au charme antique se sont métamorphosés en structures grandiosement froides et sombres, ayant prestige pour mot d’ordre. La mise en scène authentique des débuts est devenue une mise en scène élaborée, truffée de détails made in XXIe siècle, signés Bob Wilson. Digression musicale vers des airs communs – comme l’hymne américain, ni vu, ni connu. Personnage en décalage, titubant et se comportant de manière tout à fait anormale. Costumes épurés à la pointe de l’élégance et de l’innovation. Décor minimaliste et primordial. Chaque pas, chaque geste, chaque note… tout est étudié au millimètre près. L’adaptation, à mi-chemin entre la renaissance du classique et l’émergence d’une nouvelle interprétation, rend « Madame Butterfly » irrémédiablement intemporelle. À voir et à revoir à l’infini.

Madama Butterfly par operadeparis

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