« Little Armageddon », Skip The Use

Le phénomène Skip The Use s’est imposé en 2012 avec un live détonant et des morceaux qui ne s’oublient pas (comme « Ghost », « Cup of Coffee », « Give me your Life »). Ce lundi 24 février, la bande lilloise remet le couvert avec un nouvel opus, « Little Armageddon ». Porté par le single « Nameless World » déjà dévoilé, le disque promet de belles choses, d’abord parce qu’il passe après l’excellent « Can Be Late », puis parce qu’il donnera le coup d’envoi pour une nouvelle tournée qui s’annonce tout aussi explosive que la précédente.
Alors, les promesses sont-elles tenues avec les douze nouveaux morceaux ? STU l’a bien compris, il fallait là un album formaté pour le live. Un album avec des refrains qui restent en tête et un rythme qui donne envie de se secouer.

Ça démarre avec assurance, avec un son de guitare grinçante et un rythme qui peut vite mener aux hostilités sur « Second to None ». Quelques envolées de Mat Bastard et la machine est lancée.  Les Skip The Use envoient tout sur cette première piste, si bien que l’on se demande jusqu’où iront les dix autres morceaux. Dès « 30 Years », des voix féminines s’invitent sur la bande. Visiblement, les conseils de leurs potes Shaka Ponk ont fini par porter leurs fruits : les filles en plus, c’est un bonus. Puis voilà le tube « Nameless World », entonné par toutes les radios depuis quelques semaines. Efficace et très persuasif, l’alliance reggae et gros rock fait son petit effet.
Comment faire un album de Skip The Use sans monter leur propre chorale, comme sur leur précédent succès « Ghost ». Sur « The Taste », les enfants reviennent à la charge. Un résultat plus mélancolique et pop que la recette habituelle. La balade est interrompue par le brut « Birds Are Born To Fly », deuxième single de l’album, conçu spécialement pour être repris en chœur dans les stades. Skip The Use le sait,  ces « lalala » là feront crier la foule incessamment sous peu. L’opus prend ensuite un virage plus chantant et rêveur avec « The Wrong Man » et « The Story of Gods and Men ». La carte de l’éclectisme et de la sensibilité qui risque de jouer en la faveur du groupe, auprès de son public qui n’est – il faut bien le dire – plus aussi punk qu’à ses débuts. « Little Armageddon » surprend par ses allures rock à billy presque électronisés sur l’intro, mais la voix de Mat Bastard prend vite de la hauteur pour signer là encore une pépite rock toute aussi authentique que les autres morceaux.
La fin de l’album arrivant, la voix se durcit, la noirceur prend le pas sur la douceur. C’est sur, avec « Gone Away », Skip The Use part en guerre. Et puis, comme un cheveu sur la soupe, Mat Bastard troque son franc parler traditionnel avec la langue de Shakespeare, jusqu’alors jamais tentée au sein du groupe. « Être heureux », marche revendicatrice, fait écho aux influences des plus grands, comme l’inégalable Noir Désir. Un pari risqué qui déroute quelques peu sur le moment, mais passe comme un message aux fans.
Les deux derniers morceaux « Lust For You » et « STU » sont sans aucun doute les tubes de l’été 2014. Légers, bien qu’avec un bagage rock solide, ils affirment l’identité Skip The Use dans toute sa splendeur, son énergie punk et son cri indomptable.

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