Trois jours, trois films, trois cinés

L'affiche du film "Un été à Osage County"

L’affiche du film « Un été à Osage County »

« Un été à Osage County », de John Wells, au très chic Gaumont Opéra :

Un beau casting (Julia Roberts, son acolyte Dermot Mulroney et Meryl Streep) réuni dans une maison flippante pour un drame familial, semé de querelles et de remises en question. Magnifiquement bien incarnés, les personnages sont d’une justesse touchante, même si le synopsis laisse à désirer. 

L'affiche du film "The Grand Budapest Hotel"

L’affiche du film « The Grand Budapest Hotel »

« The Grand Budapest Hotel », de Wes Anderson, dans la maxi-confortable salle 6 de l’UGC Châtelet :

Moment d’exotisme et de magie dans l’univers extraordinaire d’Anderson. Tout s’enchaîne, tout se comprend, et rien n’est laissé au hasard. Le maître d’hôtel Mr. Gustave emmène le spectateur là où il n’aurait même pas songé aller, et il se laisse convaincre sans mal. L’hôtel so seventies est un joyau d’art déco et les personnages sont tout droits sortis des rêves du réalisateur. À voir sur grand écran, assis confortablement, le siège légèrement incliné vers l’arrière pour se laisser traîner dans le récit comme les chiens tirent un traîneau dans la neige.  

L'affiche du film "Her"

L’affiche du film « Her »

« Her », de Spike Jonze, au Louxor : 

Au premier abord, ce film intrigue. L’affiche, son synopsis, l’acteur principal (Joaquin Phoenix), la curiosité. L’histoire se passe dans le futur. Mais un futur proche : tout est grand, tout est automatisé, la communication n’est plus que virtuelle. Les buildings sont partout, ils peuplent le paysage urbain qui se déroule à perte de vue. Theodore, juste divorcé, se sent seul et rencontre un système d’exploitation. Avec la douce voix de Scarlett Johansson au bout de l’ordinateur, le héros en tombe amoureux. Le spectateur assiste au dénouement du film de la même manière que Theodore assiste à sa relation amoureuse : c’est bizarre, c’est voué à l’échec mais c’est ce qui nous attend tous. Plaçant la solitude au cœur de la morale, Spike Jonze dessine un monde paisible, sur-évolué, et terriblement froid et effrayant. Véritable visionnaire des conséquences de la technologie, le réalisateur de Jackass ne fait en réalité qu’ouvrir les yeux sur l’avenir de notre monde, en mutation constante. À ne louper sous aucun prétexte. 

Le plafond du Louxor

Le plafond du Louxor

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