« Mommy », les vertiges de l’amour

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Non, il n’est pas trop tard, pour les retardataires comme moi pour aller voir Mommy, le film de Xavier Dolan, primé par le jury de Cannes en mai dernier. Mieux qu’une leçon de vie, une leçon sur l’amour et ses limites. L’inconditionnel, celui entre une mère et son fils, le fusionnel, mais aussi le destructeur, celui fait barrage au cours des choses. Steve, adolescent hyperactif avec ses problèmes comportementaux, revient habiter chez sa mère, veuve et indépendante, dont le courage et l’énergie sont dignes d’un super-héros. Même si l’amour qui les unit est infini, la maladie de Steve complique la relation.

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À travers Mommy, Xavier Dolan, jeune prodige du septième art, interroge la société de 2015. « Ce n’est pas parce qu’on aime quelqu’un qu’on peut le sauver », le film met en garde dès ses débuts. On pleure, on rit, et on sent que l’impasse sera finalement sans issue. Le réalisateur crée un monde social figé et soumis à des nouvelles législations en vigueur, dans lequel évoluent des protagonistes aux destins prisonniers. Mommy prend aux tripes, car l’histoire est d’une sincérité déconcertante. Chez le spectateur, elle fait naître ou renaître des sentiments entiers et authentiques. Alors, il n’est pas trop tard pour aller les ressentir.

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