La filière du spectacle se rassemble

bis

Les BIS, Biennales Internationales du Spectacle, se sont tenues à Nantes durant deux jours les 20 et 21 janvier derniers. Des milliers de professionnels de la culture s’étaient donnés rendez-vous, pour faire le point ensemble, sur leur secteur, profondément touché par les attentats de novembre dernier.

La crème de la crème de la culture était rassemblée à Nantes, en cette semaine glaciale du mois de janvier, pour débattre, prendre contact ou encore relativiser ensemble sur la culture de demain. Plus de 12 000 personnes exactement se sont amoncelées dans la Cité des congrès pour les Biennales Internationales du Spectacle pendant deux jours. Un record pour les organisateurs, équipes du magazine La Scène, qui se sont félicitées de l’édition 2016.

Côté temps forts, le grand auditorium a donné la parole aux « témoins » de la culture, tels que Bernard Stiegler, philosophe émérite, qui a partagé la nécessité d’une culture dans une société, ou encore Agnès Tricoire, avocate d’artistes, qui a mis son talent au service de la défense de la liberté de création et en raconté les difficultés devant une salle comble. Fleur Pellerin était aussi de la partie, venue s’adresser au secteur du spectacle sur des interrogations, telle que l’enveloppe exceptionnelle post-attentats, mais aussi la réforme des intermittents du spectacle. En guise de sujets de débats, « la culture peut-elle réenchanter la société ? » ou encore « faut-il sauver le modèle culturel français ? », et des ateliers d’échanges (« diffusion d’un spectacle : les nouvelles réalités, les nouvelles méthodes », « droits culturels, réforme territoriale, circulaire Valls », « l’artiste et le numérique, comment exister dans la jungle Internet ? »…), mais également des visites culturelles des infrastructures nantaises, comme les locaux du « Voyage à Nantes » et la nouvelle salle La Soufflerie, à Rezé.

Une édition immanquable, pour la plupart des professionnels présents, avec des sujets rassembleurs (comme « Culture et montée des extrêmes droites en Europe : comment organiser la résistance ? »), qui « redonnent de l’espoir », avouent certains programmateurs de salle après les dramatiques événements de la fin d’année 2015. « Je n’avais absolument pas le temps de prendre deux jours dans mon travail pour venir, mais ça me paraissait essentiel de revoir mon réseau et l’entretenir », explique David, comptable et administrateur dans une structure de Montpellier. La « place des tournées », salon des tourneurs français, installés sur le principe d’un « marché » à destination des programmateurs, a également fait carton plein. La profession, regonflée à bloc, ou presque, est ressortie lessivée de ces deux journées intenses de réflexion autour de la culture. Si l’unité des acteurs du secteur semble plus solide que jamais, un nuage d’incertitudes plane encore dans la plupart des esprits. La culture parviendra-t-elle à réenchanter la société ?

Réponse probable les 24 et 25 janvier 2018 pour la prochaine édition des BIS.

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